
UX vs UI : comprendre enfin la différence pour un site web efficace
octobre 15, 2025Lorsque vous lancez un projet de création de site internet, la première question est souvent : « Vaut-il mieux louer ou acheter ? ». Curieusement, cette logique de bon sens est souvent oubliée dans le numérique. Pourtant, le choix de la technologie détermine si vous construisez un actif durable ou si vous payez un loyer à vie.
Les publicités pour les plateformes de sites « clés en main » (solutions dites SaaS ou Cloud) sont omniprésentes. Elles promettent une mise en ligne rapide pour quelques dizaines d’euros par mois. Face à cela, l’investissement initial demandé par une agence web pour un site développé sur mesure (via un CMS Open Source comme WordPress, PrestaShop) peut sembler élevé au premier abord.
Cependant, comparer ces deux coûts revient à comparer le loyer d’un appartement et l’hypothèque d’une maison. L’un est une charge, l’autre est un investissement. Le problème, c’est que la majorité des entrepreneurs ignorent cette distinction fondamentale au démarrage. Beaucoup pensent devenir pleinement propriétaires de leur outil de travail, alors qu’ils ne sont en réalité que locataires d’un service.
Chez OXIWIZ, nous pensons qu’un chef d’entreprise doit choisir sa solution web en toute connaissance de cause, non pas seulement en fonction du coût immédiat, mais en fonction de la stratégie patrimoniale de sa société.
Le modèle « Locataire » (SaaS) : Flexibilité immédiate mais dépendance à long terme
Les solutions par abonnement (comme Shopify, Wix ou Squarespace) fonctionnent sur le modèle de la location. Le principe est séduisant : vous ne gérez pas l’hébergement web, tout est stocké chez le prestataire, et vous payez un droit d’entrée mensuel. C’est une option souvent pertinente pour tester une idée, lancer une micro-entreprise ou valider un marché avec un budget serré.
Mais attention aux contraintes structurelles pour une PME établie :
- Vous ne possédez pas le code source : Si vous arrêtez de payer l’abonnement, votre site disparaît instantanément. Vous ne pouvez pas récupérer les fichiers pour les installer ailleurs.
- Dépendance tarifaire : Si la plateforme décide d’augmenter ses tarifs de 30% (ce qui arrive régulièrement sur le marché des logiciels SaaS), vous êtes captif. Migrer votre site internet vers une autre solution implique souvent de tout refaire de zéro.
- Limites techniques : Vous restez dans le cadre défini par l’éditeur. Si vous avez besoin d’une fonctionnalité spécifique introuvable dans leur catalogue d’applications, vous êtes bloqué.
Le modèle « Propriétaire » (Open Source) : Créer un véritable actif numérique
À l’inverse, confier la conception de votre site à une agence utilisant des technologies « Open Source » vous place dans une position de propriétaire légitime.
Certes, il y a un coût de développement initial et des frais de maintenance technique, mais la différence juridique est majeure :
- Indépendance totale : Vous possédez les fichiers, la base de données clients et le nom de domaine. Si vous n’êtes plus satisfait de votre hébergeur ou de votre prestataire, vous pouvez prendre votre site sous le bras et changer de partenaire.
- Personnalisation sans limite : Le site s’adapte à votre métier, et non l’inverse. On peut connecter votre plateforme à votre ERP, votre CRM ou développer des outils métiers sur mesure.
L’impact financier : site web et valorisation du fonds de commerce
C’est l’argument que votre expert-comptable comprendra immédiatement.
Un site web dont vous êtes propriétaire est un actif incorporel. Il s’inscrit au bilan de votre entreprise. C’est une valeur qui vous appartient et qui s’amortit comptablement. Un site web en mode locataire (SaaS) est une simple charge d’exploitation. C’est de l’argent qui sort tous les mois à fonds perdu.
Imaginez que demain, vous souhaitiez revendre votre entreprise.
- Dans le cas A (Propriétaire) : L’acheteur récupère le site, l’historique SEO (référencement naturel), la data et la technologie. Cela augmente concrètement la valorisation du fonds de commerce.
- Dans le cas B (Locataire) : L’acheteur récupère un contrat d’abonnement qu’il devra continuer de payer, avec le risque que la plateforme change ses règles. La valeur technologique transférable est quasi nulle.
Il n’y a pas de « mauvaise » solution, il n’y a que des solutions inadaptées au stade de maturité de votre entreprise. Le mode « location » est excellent pour démarrer.
Mais si votre entreprise a dépassé le stade du test et cherche à construire une marque forte, pérenne et valorisable, devenir propriétaire de son outil de travail numérique est une sécurité indispensable.
Vous souhaitez construire un site web qui vous appartient vraiment ? Discutons de votre projet. Notre agence digitale vous accompagne à Annecy et Grenoble pour créer des solutions durables, indépendantes et rentables.

